le livre Stéphane Retnaud : 365 recettes de la cuisine paysanne française

La cuisine française pendant une année entière ? Si vous le vouliez, vous pourriez le faire à l’aide de ce livre. Et vous n’avez même pas besoin de rendre visite à votre poissonnier de confiance plusieurs fois par semaine ou de faire l’amour à un chasseur pour obtenir tous les ingrédients.

Pour chaque mois de l’année, une double page colorée présente les fruits et légumes, le poisson et la viande et le fromage utilisés. C’est bien coordonné en fonction des saisons.

Enfin,  l’idée de l’auteur Stéphane Reynaud pour le livre, qui sera publié en 2011, est la suivante : “Cette année, le marché va prendre le dessus sur la direction, le va et vient des produits”.

En septembre, il existe donc de nombreuses recettes de champignons, ainsi que celles à base de poires, de figues et de châtaignes. Les recettes sont pour la plupart terre-à-terre et relativement simples, comme le poulet aux pleurotes, le cordon bleu ou les haricots provençaux. Mais il y a aussi des recettes plus sophistiquées à découvrir, comme le magret de canard aux figues, le flan aux poires ou la tarte aux cèpes.

Dans de nombreuses recettes, il y a une colonne de texte avec des petites histoires sur “Léon”

365 recettes de la cuisine paysanne française

Outre les recettes, on y trouve souvent des petits dessins humoristiques, des trucs et astuces intéressants, mais aussi des sagesses de vie et de cuisine qui  incitent réflexion, comme : “Bière de mars en mars, bedaine en avril”, ou encore : “Si la carpe et la truite deviennent bleues, mangeons de la morue”.

Bien sûr, lorsqu’il s’agit de se procurer certains ingrédients, on atteint les limites du commerce alimentaire allemand.

Alors que dans certaines régions de France les huîtres sont presque un aliment de base, la recette du 6 janvier est “huîtres aux radis”, et le 31 août les cuisses de grenouilles sont au menu (il est interdit de capturer et de tuer les grenouilles en Allemagne, mais il est permis de les importer de France), le principal problème de l’année pourrait être l’approvisionnement en “andouillettes” de qualité, qui sont au menu le 26 mars.

Mais Gemach, cela n’a rien à voir avec les agences de notation. Les andouillettes sont des saucisses faites de tripes et de mésentère. Le quintuple “A” est le label de qualité de l’Association amicale des amateurs d’andouillettes authentiques. En bref : “Saucisse exceptionnelle de la meilleure sélection”.

Cela semble très aventureux, mais ne paniquez pas. De tels ingrédients ne sont pas le cas normal. C’est un grand plaisir de parcourir ce beau livre, outre la vaste sélection de recettes, la valeur ludique est considérable.

Les nombreuses photos de Marie-Pierre Morel dans le livre sont toujours en pleine page, très attrayantes, et comme aucun papier brillant n’a été utilisé, elles semblent toujours un peu rustiques, mais cela s’intègre très bien dans le concept global du livre.

Dans l’annexe, il y a un registre par ingrédients et un autre par plats. S’il y a un légume dans la boîte biologique livrée que vous ne pouvez même pas imaginer une façon savoureuse de préparer, c’est le bon endroit où aller.

Mais une chose doit être dite – ce livre ne convient pas forcément aux débutants – les recettes sont très courtes, donc les compétences en cuisine sont un prérequis. De plus, on pourrait critiquer la très petite taille de la police de caractères des recettes (il y a toujours trois recettes sur une page).

S’il existait un système de notation, nous attribuerions quatre des cinq étoiles possibles.

Un livre de pratique de la cuisine et de connaissance des produits avec 220 recettes.
Lancement du livre : The McBook : (presque) tout sur McDonald